GUIDE-EG · PREMIERS RÉFLEXES

Je suis blessé :
que faire maintenant ?

Les premières heures et les premiers jours sont essentiels. Retrouvez les démarches prioritaires, les documents à conserver et les aides à vérifier.

Guide-EG — Je suis blessé

Assistant premiers réflexes

Réponds aux questions. Le résultat affiche les priorités pratiques à vérifier. Ce n’est pas une décision officielle.

Urgence : à compléter
Service : à compléter
Dossier : à compléter
Votre plan d’action se prépare

Répondez aux questions pour afficher les priorités adaptées.

À faire maintenant

    Documents à conserver

      Personnes à prévenir

        Points à vérifier

          Les premiers réflexes

          Les premières heures ou les premiers jours servent à sécuriser les soins, les preuves et la déclaration éventuelle.

          Faire constater

          • Consultation médicale ou urgence.
          • Certificat médical initial si possible.
          • Comptes rendus et ordonnances conservés.

          Prévenir l’école

          • Informer selon les consignes reçues.
          • Demander les démarches attendues.
          • Garder une trace écrite.

          Classer dès le départ

          • Créer un dossier numérique.
          • Scanner ou photographier les documents.
          • Noter dates, noms, appels et rendez-vous.

          Deux démarches à ne pas oublier

          Ces deux points peuvent devenir très importants si la blessure dure, si une assurance intervient ou si le dossier doit être étudié plusieurs mois plus tard.

          Réclamer le rapport circonstancié

          • Demander rapidement si un rapport circonstancié a été rédigé.
          • Réclamer une copie dès que possible.
          • Conserver les échanges liés à cette demande.
          • Noter la date, le lieu, les témoins et les personnes présentes.
          • Garder le rapport avec les documents médicaux et administratifs.

          Déclarer aux assurances

          • Prévenir la prévoyance sans attendre.
          • Vérifier l’assurance emprunteur en cas de crédit immobilier, consommation ou travaux.
          • Regarder la protection juridique et les garanties accident de la vie.
          • Conserver la preuve d’envoi, le numéro de dossier et les réponses reçues.

          Récupérer les bulletins d’hospitalisation

          • Demander les bulletins d’hospitalisation ou bulletins de situation.
          • Récupérer les comptes rendus de sortie et opératoires si besoin.
          • Les envoyer à la prévoyance pour les indemnités d’hospitalisation.
          • Selon les contrats, l’indemnité peut parfois être de l’ordre de 20 à 50 € par jour.

          Le déroulé simple

          Une vision rapide du parcours immédiat après une blessure.

          1

          Blessure

          Noter ce qui s’est passé, quand, où et dans quel cadre.

          2

          Soins

          Faire constater médicalement et conserver les premiers documents.

          3

          Signalement

          Prévenir l’école ou l’unité selon les consignes reçues.

          4

          Déclaration

          Vérifier si DAPIAS, compte rendu ou rapport sont nécessaires.

          5

          Suivi

          Classer, relancer si besoin, préparer la suite du parcours.

          Erreurs fréquentes à éviter

          Ces oublis peuvent compliquer le dossier si la blessure dure.

          Ne rien garder

          Conserver comptes rendus, arrêts, ordonnances, mails, convocations et justificatifs.

          Attendre trop longtemps

          Les démarches sont plus simples quand elles sont faites rapidement, avec des traces écrites.

          Confondre mutuelle et prévoyance

          La mutuelle rembourse les soins. La prévoyance peut couvrir hospitalisation, ITT ou invalidité.

          Rester seul

          École, service médical, CNMSS, CABGN ou action sociale peuvent orienter selon la situation.

          Soins, rééducation et aides souvent oubliées

          Après une blessure, certaines démarches pratiques peuvent faire gagner du temps et éviter de passer à côté d’une aide ou d’une prise en charge.

          Trouver un infirmier rapidement

          • Rechercher sur internet : annuaire santé, Doctolib, Pages Jaunes ou Google Maps.
          • Demander à la pharmacie du secteur : elle connaît souvent les infirmiers disponibles.
          • Demander aussi au médecin, au chirurgien ou au service hospitalier.
          • Anticiper avant la sortie si des pansements, injections ou soins à domicile sont nécessaires.

          Choisir un kiné adapté

          • Prendre rendez-vous dès réception de l’ordonnance.
          • Privilégier un kinésithérapeute du sport si la blessure est orthopédique ou liée à l’entraînement.
          • Contacter plusieurs cabinets : les places sont souvent rares.
          • Ne pas attendre plusieurs semaines si la reprise fonctionnelle est importante.

          Penser aux hôpitaux militaires / MPR

          • En cas de blessure importante, demander si une orientation MPR est possible.
          • Les hôpitaux militaires peuvent proposer HDJ ou hospitalisation complète.
          • Les séjours durent souvent 1 à 3 semaines selon les situations.
          • La prise en charge est souvent plus intensive qu’en libéral : kiné, réathlétisation, douleur, suivi médical.

          Aides financières à vérifier

          En plus de la prévoyance et des assurances, certaines aides sociales ou mutualistes peuvent exister. Il vaut mieux demander trop tôt que trop tard.

          Maison de la Gendarmerie

          À solliciter ou à faire étudier via l’assistante sociale notamment en cas d’hospitalisation, CLM, CLDM, réforme envisagée ou difficulté financière liée à la blessure.

          CNG / UNEO

          Vérifier les aides sociales du Groupe UNEO et de la Caisse Nationale du Gendarme : frais de santé, CLM / CLDM, hospitalisation ou aide exceptionnelle selon la situation.

          CNMSS

          Pour certaines aides, une demande auprès de la CNMSS peut être nécessaire en premier. Le dossier peut ensuite être transmis à la mutuelle si l’autorisation est donnée.

          Activité sportive adaptée

          Une aide pour salle de sport ou activité physique adaptée peut exister sous conditions, avec prescription médicale, facture et avis d’imposition.

          Formation : BE, PEAR, CLM

          Ces notions ne sont pas toujours prioritaires le jour de la blessure, mais elles peuvent devenir essentielles si l’arrêt se prolonge.

          Bilan Étape (BE)

          • Le BE valide une partie de la formation.
          • En cas d’arrêt prolongé, un BE validé peut permettre de reprendre à cette étape.
          • Sans BE validé, la formation peut devoir être reprise depuis le début selon la situation.

          P.E.A.R.

          • Peloton En Attente de Réincorporation.
          • Il peut concerner des élèves blessés ou en attente de reprise.
          • Il permet de maintenir les acquis et de préparer une réintégration dans une promotion.

          CLM / CLDM

          • Un placement en CLM ou CLDM peut ouvrir ou déclencher certaines démarches.
          • Prévenir prévoyance, assurances, action sociale, CNG / UNEO et Maison de la Gendarmerie.
          • Conserver arrêtés, bulletins de solde et décisions médico-statutaires.

          Continuer avec les bons outils

          Après les premiers réflexes, ces pages permettent d’aller plus loin.

          Ensuite : comprendre votre parcours

          Une fois les premiers réflexes, les soins et les aides vérifiés, la page “Se repérer” permet de comprendre les parcours possibles selon le BE, le lien avec le service, la durée de l’arrêt, la DAPIAS, le PEAR, le CLM, la PMI ou la loi Brugnot.